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Charles Bukowski - Sur l'écriture

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"Le grand mal" de Jean Forton

Né en 1930 à bordeaux et décédé en 1982 dans la même ville, Jean Forton était un écrivain et libraire qui avait la ville girondine dans la peau (ville souvent rendue anonyme et fictive qui servit de décor à ses romans). De son vivant, la majorité de son œuvre est parue aux éditions Gallimard qui semblent avoir abandonné ses œuvres puisque plus aucun des romans qu’elles publiaient ne sont disponibles désormais. . Il aura fallu attendre le milieu des années 90 pour que les éditions Le Dilettante fassent redécouvrir l’auteur avec la publication de L’enfant roi, puis de Les sables mouvants. Au début des années 2000, les éditons Finitude ont eux aussi contribué à la redécouverte de l’œuvre de Forton en publiant Pour passer le temps, Jours de chaleur, puis Toutes lesnouvelles (2013).
Désormais, c’est à L’éveilleur d’y aller de sa contribution en rééditant Le grand mal, dont la première parution datant de 1959 s’est faite chez Gallimard. L’éveilleur, éditeur bordelais – il n’y a pas de hasard – …

Dirty Sexy Valley - Olivier Bruneau
"Un roman stupréfiant!"

Voilà un roman assez iconoclaste, il faut bien le reconnaître. Pour la faire courte, on retrouve ici une tripotée d’étudiants qui, émus, à l’idée d’être séparés par la fin de leur cursus universitaire et afin de célébrer l’obtention de leurs diplômes, partent en virée dans une petite maison paumée au milieu de la montagne. C’est à des fins orgiaques qu’ils choisissent d’un commun accord de se perdre au milieu des bois. Mêler leurs sécrétions est censé sceller leur amitié à tout jamais. Manque de chance pour eux, la cabane en question que personne n’est venue visiter depuis une paye se situe non loin de la demeure de Jules et Jim, deux frères un peu complètement cintrés qui vivent une vie de débauche et de violence sous l’autorité conciliante de leur mère décharnée. D’ailleurs, les étudiants ne sont pas encore arrivés, que les deux brutes sont aux prises avec un couple de jeunes mariés déjà en train de passer un sale quart d’heure. Alors qu’ils ont réuni ce couple dans la cave de la ma…

Il est de retour - Timur Vermes

Quand il se réveille dans un terrain vague de l’Allemagne cosmopolite de 2011, Adolf Hitler ne réalise pas bien ce qui lui arrive. Il croit à une mauvaise plaisanterie et ne semble pas entendre grand-chose au coup du sort qui lui est joué. Il ne comprend pas non plus comment l’Allemagne est devenue ce qu’elle est. Alors toujours engoncé dans son costume d’époque, il passe pour un plaisantin de mauvais goût trouvant amusant de se grimer en Hitler. Mais il n’est la copie de personne et tente de clamer haut et fort son identité. Personne ne le croit, pas même ces types de la télévision qui sont subjugués par son numéro et décident d’en faire un phénomène de foire. C’est ainsi qu’Hitler va ressusciter médiatiquement. Un livre à savourer avec le second degré qui lui sied tant. Une œuvre gorgée d’absurde et de quiproquos que vous pouvez désormais vous procurer en poche et vous épargner ainsi le facétieux prix de 19,33 euros.

Martin de La Brochette

Martin de la Brochette est issu d’une petite famille versaillaise, huppée, bien sous tous rapports, bref, blindée de maille. Il s’amuse de ses origines bourgeoises d’autant plus qu’il est le vilain petit canard de ce tableau parfait. Si ses frères et sœurs, furent de brillants étudiants, lui a sérieusement ramé pour obtenir ses diplômes. Là où ils font sérieux et propres sur eux, lui ne représente que le petit gros un peu en retard. Ainsi n’usurpe-t-il pas son surnom de « Boulette ».
« Mes deux frères et ma sœur, beaux et brillants dans leurs études, n’arrangent pas ma situation. Ils sont légitimes dans leurs statuts de bâtons de relais intergénérationnels, dont les parents rêvent tous. Ils sont les fruits d’une passion lointaine, je suis le gros pépin. Ils sont la fierté de la famille, j’en suis la honte.
Ils sont les bien-aimés, je suis le mal-aimé. »
Ce serait à chialer si le protagoniste lui-même ne s’amusait pas de cette situation. Ce qu’il est ne lui déplait pas et c’est avec …

Robert Belleret - Dictionnaire Ferré

Le 14 juillet 1993 s’éteignait Léo Ferré. C’est du moins la version officielle discutable selon certains biographes. Toujours est-il qu’il est difficile de ne pas voir dans cette date un symbole, comme un ultime pied de nezde cette graine d’ananar.
Vingt ans déjà que le poète qui en appelait aux chiennes, a quitté ce monde. Lui qui s’était exilé, dans les dernières années de sa vie en Toscane afin de fuir plus sûrement les tourments de 68 relatifs auxévénements de Perdrigal.
Cet anniversaire est évidemment une excellente occasion pour redécouvrir son œuvre mais également sa vie. Pour cela, nombre de publications sont à paraître sur cette année 2013, à commencer par « Comment voulez-vous que j’oublie : Madeleine et Léo Ferré 1950-1973 », témoignage acerbe voire dérangeant de l’ancienne belle-fille de Léo Ferré, Annie Butor, fille de Madeleine Rabereau, deuxième femme de Ferré. On peut également nommer la biographie de Louis-Jean Calvet initialement parue en 2003 et qui s’offre un format …

La Grande Odalisque - Vivès, Ruppert et Mulot

« Tu fais quoi dans la vie, Alexandra ? -Moi ? Pas grand-chose. Des bêtises. -« Des bêtises ? » Mais c’est génial comme métier. C’est exactement le plan de reconversion professionnelle qu’il me faudrait… Tu embauches ? » Alors qu’il continue de briller chez Shampooing en publiant ses notes de blog sous des thématiques bien précises (« Le jeu vidéo », « L’amour »…), Bastien Vives se joint à Ruppert & Mulot afin de s’offrir un trip à la Cat’s Eyes.
Pour tous les trentenaires qui ont fait leurs dents sur les dessins-animés du Club Dorothée, « Cat’s Eyes » (créé par Tsukasa Hojo, auteur également de « City hunter ») renvoie aux premiers émois libidinaux ressentis par le prisme d’un poste de télévision. A l’instar de Wonder Woman (campée par la délicieuse Lynda Carter) ces filles aux collants moulant jouant les cambrioleuses de charme ont émerveillé plus d’un bambin, à commencer par moi. Quand on a dix piges, impossible de ne pas avoir les yeux exorbités face à ces corps aux courbes lasci…