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Les 1001 jeux vidéos auxquels il faut avoir joué dans sa vie


La collection des 1001 compte désormais bon nombre de numéros. Ainsi, après Les 1001 inventions qui ont changé le monde, Les 1001 saveurs qu’il faut avoir goûtées dans sa vie et autres 1001 greens qu’il faut avoir joués dans sa vie, sort ce mois-ci Les 1001 jeux vidéo auxquels il faut avoir joué dans sa vie.

Réalisé sous la direction de Tony Mott (rédacteur en chef du magazine Edge) et préfacé par Marcus (qu’on ne présente plus), cet ouvrage vise à recenser, comme son titre l’indique, pas moins de 1001 jeux vidéo incontournables ayant marqué, d’une façon ou d’une autre l’histoire vidéoludique. On peut se féliciter qu’un tel ouvrage voie le jour dans cette collection qui, outre les escapades et les terrains de golf, a su recenser les œuvres incontournables des domaines littéraires, artistiques et musicaux. D’ailleurs, Marcus ne s’y trompe pas :
« Voir les jeux vidéos trôner sans complexe dans la collection des « 1001 » au milieu d’autres éléments importants de notre patrimoine culturel comme les livres, les tableaux, les œuvres classiques, les sites historiques ou les vins, est une incontestable consécration, et une belle revanche ! »
On notera cependant qu’une telle démarche éditoriale n’est pas française mais américaine, même si Flammarion a toutefois le mérite de présenter la version française de chacun des numéros de la collection en général et de ce titre (1001 Video games you must play before you die) en particulier.

Les 1001 jeux vidéo sont présentés de façon chronologique et non en fonction des différentes plateformes comme on aurait pu s’y attendre ou le souhaiter. Cependant, cette façon d’aborder le domaine vidéoludique se révèle intéressante car elle présente pêle-mêle tout ce que le jeu vidéo peut proposer dans un même période. Pour aider à la recherche, ce livre propose toutefois un index des jeux vidéo (et même un index des développeurs), sans compter qu’en début de chaque décennie, un rappel de quelques points historiques du jeu vidéo est effectué.
 Faisant un peu moins de 1000 pages, le but de ce livre est de présenter environ un jeu par page, en un article et un screenshot (même si certains jeux se voient lésés à ce niveau). Pour chaque jeu, quatre informations majeures sont données : la date de sortie, la plateforme sur laquelle il est disponible (ou présenté), le développeur et le genre. Les courts articles visent à présenter les jeux, à en retracer l’histoire et retranscrire le gameplay même si cette entreprise n’est pas toujours évidente. A ce titre, les illustrations pour les productions les plus anciennes ne seront pas de trop dans la limite où un titre comme Venture (1981), par exemple, ne dira pas grand chose à la majorité des joueurs.
Ce qui est toujours intéressant avec ce genre d’ouvrage, c’est de scruter les oublis. Ainsi le lecteur aguerri ne manquera pas de chercher la petite bête et chaque joueur, en fonction de son passé et de ses préférences, trouvera quelque chose à redire.
Quoiqu’il en soit, on tient là un livre riche en anecdotes. Les 1001 jeux vidéo auxquels il faut avoir joué avant de mourir risque d’en apprendre beaucoup aux plus curieux et aux mieux renseignés. Pour ma part, j’ignorai que Final Fantasy VII était ‘le jeu au taux de demandes de remboursement en magasin le plus élevé de tous les temps’, si l’on se réfère à la légende…

Ce livre constitue une réelle mine d’informations qui saura illuminer les joueurs novices mais également fournir de nombreux renseignements aux plus érudits d’entre eux. Le lecteur pourra lire l’ouvrage de façon linéaire, ou le consulter en diagonale, telle une encyclopédie. Car c’en est bel et bien une et, à ce titre, elle constitue une acquisition toute désignée pour les curieux de l’histoire du jeu vidéo.

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