Accéder au contenu principal

Let go - Chloé Mons


Sorti dans un format type "Indignez-vous" (comme c’est devenu très tendance de le faire), vient de paraître non sans une certaine discrétion un petit opuscule intitulé "Let go", signé Chloé Mons. Ancienne femme d’Alain Bashung, Chloé Mons livre avec sobriété quelques morceaux de vie qu’elle a partagé avec l’auteur de ‘Chatterton’, ‘Fantaisie militaire’ ou encore ‘Bleu pétrole’. A noter que cette dernière avait collaboré avec le chanteur sur une lecture très personnelle du ‘Cantique des cantiques’ (lorsqu’ils avaient prêté serment à leur mariage) ou encore sur ‘La ballade de Calamity Jane’.





« Alain a commencé à perdre la tête aujourd’hui. » Ainsi commence le témoignage de cette femme qui a assisté Bashung jusque dans ses derniers instants de ce 14 mars 2009. Il est 15h51 lorsque le dandy des matins blêmes exhale son dernier soupir.

Chloé Mons revient avec élégance sur les derniers jours qui suivirent ce décès, ces jours de solitude où, tout assisté par la famille que l’on puisse être, on se sent dépeuplé. Ces instants où elle doit expliquer les choses à l’enfant qu’elle a eu avec lui, la conforter, tenter de lui expliquer les choses. Un voyage à Marrakech ne sera d’ailleurs pas de trop pour prendre un peu de distance face à cette perte. L’auteure revient également sur la rencontre avec Bashung, effectuée lors du tournage du clip de ‘La nuit je mens’. « Tu étais tellement belle quand je suis entré dans la loge. Tellement belle. » osera-t-il lui glisser, à part. Il venait de sceller par-là même leur union future.

Suite à la mort de son époux, elle voit des signes de sa présence et ajoute une touche de mysticisme à ce récit cathartique d’une justesse et d’une concision limpides.


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Les derniers jours de Stefan Zweig - Sorel, Seksik

En étant un peu sarcastique, on pourrait considérer que le principal défaut de Stefan Zweig a été d’embrasser la cause humaniste à une époque où l’humain était remis en question compte-tenu des barbaries perpétrées. Pour cet homme qui fut, rappelons-le, un des plus grands écrivains de la première moitié du XXe siècle - orientant son œuvre sur la psychologie de ses personnages – il fallait fuir, au regard de ce qu’il se passait dans le pays qui l’a vu naître. Mais avec elle, c’est bien l’ensemble de l’Europe qui est en train de brûler tant au sens propre qu’au sens figuré.
L’exil fut, pour cet homme le dernier recours pour ne pas sombrer. L’Amérique est alors une destination de choix pour délaisser un continent fangeux avec ses idées dans la boue . Après avoir goûté au crachin londonien et quitté New York à contre cœur, c’est au Brésil qu’il trouve un simulacre de havre de paix, un monde chaleureux. En apparence, du moins, car Zweig ne néglige pas les horreurs qui se trament de l’autre…

La Grande Odalisque - Vivès, Ruppert et Mulot

« Tu fais quoi dans la vie, Alexandra ? -Moi ? Pas grand-chose. Des bêtises. -« Des bêtises ? » Mais c’est génial comme métier. C’est exactement le plan de reconversion professionnelle qu’il me faudrait… Tu embauches ? » Alors qu’il continue de briller chez Shampooing en publiant ses notes de blog sous des thématiques bien précises (« Le jeu vidéo », « L’amour »…), Bastien Vives se joint à Ruppert & Mulot afin de s’offrir un trip à la Cat’s Eyes.
Pour tous les trentenaires qui ont fait leurs dents sur les dessins-animés du Club Dorothée, « Cat’s Eyes » (créé par Tsukasa Hojo, auteur également de « City hunter ») renvoie aux premiers émois libidinaux ressentis par le prisme d’un poste de télévision. A l’instar de Wonder Woman (campée par la délicieuse Lynda Carter) ces filles aux collants moulant jouant les cambrioleuses de charme ont émerveillé plus d’un bambin, à commencer par moi. Quand on a dix piges, impossible de ne pas avoir les yeux exorbités face à ces corps aux courbes lasci…

Éloge de la masturbation - Philippe Brenot

Ah, la masturbation, sujet tabou, et pourtant pratique au combien répandue... Paru il y a maintenant une dizaine d'années, cet Eloge de la masturbation tend à réhabiliter voire même vanter cet acte devenu somme toute assez commun en ce début de XXIe siècle mais dont l'approche a considérablement évolué au fil du temps.


La sexualité ayant été tabou des siècles durant, on ne s'étonnera pas du fait que l'autoérotisme et sa manipulation la plus fétiche eurent droit à des réprimandes bien corsées. Terme vraisemblablement apparu pour la première fois sous la plume de Montaigne, la masturbation va devoir son caractère impie à la découverte par Leeuwenhoek en 1677 de spermatozoïde dans le liquide seminal masculin. De fait, l'intégralité des médecins du XVIIIe siècle visera à condamner cette pratique, Brenot évoque ainsi une croisade "légitimée par une très grande peur, celle de la fin du monde, et le fantasme de la destruction de l'humanité, lorsque l&#…